Circuit des jeunes chevaux, formation OUI, superflus NON ! Donc deux objectifs à atteindre, la formation et la RENTABILITE !

Au XXIème siècle, le commerce des jeunes chevaux, et en particulier celui des 4 ans, est devenu une activité économique très difficile, dont les orientations ordonnées par Paris échappent totalement aux utilisateurs qui n’ont aucun pouvoir de décision.

Les institutions officielles, telles la SHF, les associations nationales de race ou les associations régionales d’éleveurs se devraient de mettre des outils performants à la disposition des utilisateurs en concertation avec eux et non de leur imposer un système trop lourd financièrement qui à terme mènerait à la faillite.

Enfin, les besoins étant différents suivant le cheptel des jeunes chevaux et la géographie de chaque région, il est urgent de déclencher de grands débats régionaux, et non nationaux pour trouver des solutions viables et durables à ce secteur économique.

Certes, il faut reconnaitre que la SHF jusqu’à maintenant était la seule entité à chercher des solutions, mais il faut également reconnaitre qu’elle n’a pas réussi à trouver une solution miracle satisfaisante, parce que au lieu de s’appuyer directement sur les utilisateurs de chaque région, elle s’appuie sur un système de « décisions » centralisé à Paris, pieds et mains liés à la rentabilité de la grande semaine de Fontainebleau et aux désidératas économiques parfaitement justifiés des organisateurs d’épreuves de jeunes chevaux.

Elle avait mis en place, pour les 4 ans, sur une durée de trois ans le fameux TDSO qui s’est révélé être un échec, et l’a remplacé par un nouveau système de formation + qualification, sans la moindre concertation, ni communication, qui s’avère également être un échec, puisque ce système contraint les utilisateurs à démarrer leurs 4 ans, tous en même temps, tardifs comme précoces, pour une hypothétique qualification à la finale !

Si les éleveurs et utilisateurs veulent continuer à produire, et donc à vendre à un prix de revient normal, il va falloir, et tout particulièrement pour les 4 ans, trouver un nouveau système qui améliore le niveau de formation des chevaux tout en réduisant très sensiblement les coûts d’exploitation.

Pour ce faire, la FEDECSA organisera au CIR de Pau 2011 un grand débat régional et public, réunissant tous les utilisateurs de jeunes chevaux, éleveurs, propriétaires, cavaliers, et organisateurs pour leur proposer et discuter des différentes solutions, car il est certain qu’elles existent.

A l’issue de ce débat, et des décisions qui y seront prises, la FEDECSA adressera à la SHF et aux associations nationales de races un rapport sur ce débat en espérant pouvoir faire bouger les choses dès 2012.

Pierre Ader, président de la FEDECSA

FEDECSA-PA